Présidée par le Ministre délégué en charge des ressources animales et halieutiques le Camarade Amadou Dicko, la célébration de cette journée a offert un cadre d’échanges, de sensibilisation et de plaidoyer autour de l’importance du pastoralisme pour la sécurité alimentaire, l’économie rurale et la gestion durable des ressources naturelles.
Aux côtés des organisations pastorales, des producteurs, des autorités administratives, des partenaires techniques et financiers ainsi que des communautés locales, la CPF a témoigné de son soutien aux éleveurs et aux femmes et hommes qui font vivre le secteur pastoral au Burkina Faso.
Pour Barry Yaya, éleveur dans la Région du Guiriko, également membre de la Fédération des Éleveurs du Burkina (FEB), organisation membre de la CPF, cette journée revêt une importance particulière. Il estime qu’elle constitue un espace essentiel de dialogue et de reconnaissance du rôle central des éleveurs dans l’économie nationale. Il souligne également la nécessité de renforcer les actions en faveur de la sécurisation des activités pastorales et d’un meilleur accès aux ressources naturelles afin de garantir la durabilité du secteur.
De son côté, Kama louise, éleveur dans la région du Nando et également membre de la FEB, met en avant la place essentielle des femmes dans le pastoralisme. Elle insiste sur leur rôle actif dans la production animale, la gestion des exploitations et la résilience des ménages pastoraux. Elle plaide pour un meilleur accompagnement des femmes éleveurs, notamment en matière d’accès aux ressources, aux formations et aux opportunités économiques, afin de renforcer leur autonomie et leur contribution au développement du secteur.
Les différentes interventions ont mis en lumière les nombreux défis auxquels le pastoralisme est confronté, notamment l’accès aux ressources naturelles, la sécurisation des espaces pastoraux, la mobilité du bétail, les effets du changement climatique et le contexte sécuritaire. Elles ont également souligné la nécessité de renforcer les politiques et les actions en faveur d’un pastoralisme durable, résilient et inclusif.
Pour la CPF, le pastoralisme constitue l’un des piliers de l’agriculture familiale. Il contribue à la création de richesses, à l’amélioration des moyens d’existence des populations rurales, à la cohésion sociale ainsi qu’à la valorisation des territoires.
À travers sa participation à cette célébration, la CPF réitère son engagement à accompagner les organisations pastorales et à travailler aux côtés de la PMAF et de l’ensemble des acteurs concernés pour promouvoir des systèmes de production durables, capables de répondre aux défis alimentaires, économiques et environnementaux du Burkina Faso.